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Les terrasses du jardin potager |
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Sis devant la forteresse du XIIe-XVe siècle, le jardin potager en fut le complément dès le XVe ou XVIe siècle. Michel de Montaigne, revenant d'Italie, traversa l'Auvergne en 1581. Le 20 novembre, il passa à Pontgibaud, alla saluer Mme de La Fayette et fut une demi-heure en sa salle. Il écrivit : "Le jardin est petit, carré, les allées sont relevées de bien quatre ou cinq pieds, les carreaux sont en fonds où il y a force fruitiers et peu d'herbes. Les côtés des dits carreaux ainsi enfoncés, revêtus de pierre de taille..."
Le potager actuel, d'une surface de 96 ares, bien exposé au sud-ouest du château qui le protège des vents du nord, n'a guère changé. Le XVIIIe siècle l'agrémenta de deux bassins ronds avec jets d'eau alimentés par une source captée à quelques kilomètres de là.
Ce potager est composé de carreaux et de terrasses sur trois niveaux, séparés par des chemins de circulation orthogonaux. Ces terrasses sont appuyées sur des murs de lave (trachy-andésite) couronnés de dalles de même nature et parfaitement jointoyées ; ces murs, outre leur fonction première de soutènement, jouent un rôle important de régulateur thermique. Le dessin en perspective a été particulièrement étudié pour être vu du château, qui est décalé par rapport à l'axe du jardin.
Classé monument historique en 1995, le jardin est en cours de restauration sous la direction de M. François Voinchet, architecte en chef des monuments historiques, avec la participation de l'Etat, du Conseil Régional d'Auvergne et du Conseil Général du Puy-de-Dôme et beaucoup d'efforts de la part des propriétaires et jardiniers. |